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Asie Centrale 

Des 5 républiques de l’Asie Centrale, nous n’en visiterons que 4, l’Ouzbékistan, le Turkménistan, le Kazakhstan et le Kirghizstan. Devenues indépendantes lors de la dissolution de l’URSS en 1991, ce sont de purs produits du système soviétique frontières, langues, cultures, institutions..
Diviser pour mieux régner, ou casser les grandes identités transnationales : tel était le but de l’URSS. L’Asie Centrale est donc aujourd’hui composée de 5 pays aux frontières absurdes, aux groupes ethniques en compétition, au nationalisme exacerbé.

 

Ouzbékistan

Population : 23,5 M d’habitants dont 75% Ouzbeks, 6%Russes, 5% Tadjiks, 4% Kazakhs, 2% Karakalpaks en 1999
Frontières : Kazakhstan, Kirghyzstan, Tadjikistan, Afghanistan, Turkménistan
Langue d’Etat : ouzbek (groupe turc)

L’Ouzbékistan est, avec le Liechtenstein, le seul pays au monde qui soit doublement enclavé (séparé par au moins deux pays d’une mer libre). En revanche, il occupe une position centrale dans l’Asie Centrale et les Etats qui lui sont frontaliers comptent tous à leur frontière une importante minorité Ouzbèque, ce qui, entre autre, rendent tendues les relations avec ses voisins, notamment avec le Tadjikistan.
C’est le pays le plus peuplé d’Asie Centrale.

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Turkménistan

Population : 5 millions d’habitants dont 77% Turkmènes, 7% Russes, 9% Ouzbèks, 2% Tatars en 1999
Frontières : Kazakhstan, Ouzbékistan, Afghanistan, Iran
Langue d’Etat : turkmène (groupe turc)

Pays très désertique et peu peuplé, le Turkménistan est une sorte d’émirat gazier aux mains d’un président à vie, Saparmourad Nyazov, élu Président de la République indépendante en octobre 1991, puis de nouveau en juin 1992, au cours d’une élection à la Soviétique (aucun adversaire, 98,3% puis 99,5% des suffrages).
Appelé le « Turkmenbachi » (chef des Turkmènes), son nom est systématiquement donné aux grandes avenues des villes, à un aéroport, un port…
Le point fort du Turkménistan est sa richesse en hydrocarbures et surtout en gaz. Il s’agit donc pour le pays de trouver les voies d’exportation de son gaz naturel.

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Kazakhstan

Population : 15,5 millions d’habitants, dont 51% de Kazakhs, 32% de Russes, 2% d’Allemands, 5% d’Ukrainiens en 1999.
Frontières : Russie, Mongolie, Chine, Kirghyzstan, Ouzbékistan
Langue d’Etat : kazakh (groupe turc)

Pays le plus étendu d’Asie Centrale, le Kazakhstan ne compte que 16 millions d’habitants. C’est au Kazakhstan que l’on trouve la plus forte concentration de Russes d’Asie Centrale, cela a amené le Président à maintenir de bons rapports avec Moscou pour dissuader la Russie d’encourager les sécessions des territoires du Nord, tout en organisant systématiquement la kazakhisation du pouvoir.

Société plus ouverte que d’autres en Asie Centrale, de par son immensité, son multi-ethnisme mais aussi les privatisations, qui ont permis l’émergence d’acteurs économiques variés, même si l’essentiel de la fortune est concentré par le clan présidentiel. Les compagnies énergétiques occidentales, dont Total-Fina-Elf, restent très présentes au Kazakhstan, d’autant lus que les nouvelles découvertes de réserves de gaz dans le nord-ouest du pays sont prometteuses.

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Kirghizstan

Population : 4,6 millions d’habitant dont 56% Kirghiz, 31% Russes, 13% Ouzbeks, 3% Ukrainiens en 1999
Frontières : Kazakhstan, Chine, Tadjikistan, Ouzbékistan
Langue : kirghiz (groupe turc)

Premier pays de l’Asie Centrale à annoncer une privatisation totale de l’économie et de la propriété foncière après l’indépendance. Pays très cloisonné par les montagnes, aux particularismes régionaux très forts, et au système tribal resté vivace. Les luttes pour le pouvoir représentent d’abord des conflits entre clans.
Les relations avec l’Ouzbékistan et le Kazakhstan sont difficiles. Pays le plus pauvre d’Asie Centrale, il connaît d’importants mouvements sociaux. Le pays reçoit plusieurs prêts importants du FMI et de la Banque Mondiale, ainsi que de pays occidentaux comme la Suisse. Mais l’éclatement d’affaires de corruption, l’anarchie croissante et la dérive autoritaire du Président pourront ternir l’image de " Suisse de l’Asie Centrale " qui servait de slogan au pays.

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Iran

4ème producteur de pétrole mondial et 2e exportateur de pétrole de l'OPEP, l’Iran dispose de la deuxième plus grande réserve en gaz naturel dans le monde, après la Russie. C'est le pétrole qui a permis à l'Iran un rapide développement économique dans les années 1970, et il représente encore aujourd'hui plus de 80% des recettes à l'exportation.

L'Iran est le seul état officiellement chiite dans le monde musulman, au régime islamique enraciné : Les conservateurs, qui monopolisent les pouvoirs politique, économique et militaire, posent le plus d’obstacles possible devant l’application des réformes économiques, politiques et culturelles, nécessaires au pays.
Chômage massif des jeunes, aggravation des problèmes sociaux, et augmentation des revenus pétroliers ont permis à l’Etat de diminuer les risques d’une explosion sociale. Mais cela n’est pas en phase avec la volonté d’émancipation de la société qui fait de l’Iran une exception dans la région.

Une opposition tente d’agir en investissant le champ social et culturel pour y introduire des changements par le bas. L'Iran est une mosaïque de plus de 80 "ethnies" différentes, l’Iran accueille une des plus grandes populations de réfugiés au monde, la plupart d'Afghanistan et d'Irak.

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Chine


Pays le plus peuplé du monde, la Chine est actuellement en plein boom économique, avec une croissance de 9,6%. Cependant, la croissance se concentre essentiellement sur la cote est, bien que le gouvernement chinois développe de plus en plus les infrastructures et encourage les entreprises à s’implanter dans les terres.
En 2005, la Chine a surpassé la France et le Royaume-Uni en enregistrant le 4e plus fort PIB derrière les États-Unis, le Japon et l’Allemagne.
Le leitmotiv des partisans de la réforme économique est l'ouverture progressive du marché chinois, pour parvenir à la constitution d'une classe moyenne urbaine (15% de la population actuelle), l'amélioration du niveau de vie (qui s'est vérifié par une augmentation spectaculaire du revenu annuel, du niveau de consommation, de l'espérance de vie, de l'alphabétisme). Cependant, ces réformes ont créé de grandes disparités au sein du pays, une importante pollution, une corruption rampante, un chômage croissant et une mauvaise gestion des entreprises d'État. Cette situation est potentiellement menaçante pour la stabilité du régime. Enfin, de nombreux acteurs de la vie politique chinoise, journalistes et magistrats, critiquent également le manque de réformes politiques vers plus de démocratie.

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Zone autonome du Xinjiang

L’immense province autonome chinoise du Xinjiang, anciennement appelée Turkestan oriental ou Turkestan chinois, est composée à 60% de peuples d'origine non-chinoise. Elle est peuplée en majorité par le peuple Ouïghour, d’origine turque. Situés sur la Route de la soie, les Ouïgours ont joué un rôle important dans les échanges culturels entre l'ouest et est, et ont développé leur propre culture et civilisation.
Deux déserts situés dans l’ouest de la Chine, enclavés aux pieds des chaînes himalayennes, cette région a cependant une position stratégique, de par l’existence de ressources naturelles - pétrole, gaz naturel et charbon -, ce qui fait du Xinjiang une zone d’une importance capitale pour Pékin. Au sud-est, à côté du lac Lop Nor, se trouvent également les zones utilisées par l’armée chinoise pour ses tests nucléaires.
Après avoir résisté pendant des siècles à la colonisation chinoise, après avoir connu deux républiques du Turkestan, le Xinjiang du finalement se soumettre à la domination chinoise. De nombreux chinois sont incités à venir s’installer dans la région, la population fait l’objet de brimades systématiques.

En réaction à la répression des autorités chinoises concernant le peuple Ouïgour, à majorité musulman, et la pratique de l’Islam, des groupes plus religieux émergent. Ainsi chez les Ouïgours, devenant des étrangers dans leur propre pays, le nationalisme s’est renforcé.

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Turquie

Seul pays au monde à être à cheval sur deux continents, Asie et Europe, la Turquie se compose de deux chaînes de montagnes qui enserrent le plateau anatolien.
La Turquie est actuellement candidate à l’adhésion à l’Union européenne ; les négociations ont commencé en octobre 2005. Les conditions à remplir les plus souvent évoquées pour son adhésion concernent l’indépendance du pouvoir civil face à l’armée, la reconnaissance de la République de Chypre, la reconnaissance du génocide des Arméniens de 1915 perpétré sous l’Empire ottoman, et l’application des normes de protection des minorités, en particulier les minorités kurdes et alévie.
La Turquie n’est pas un état strictement laïc dans le sens où il n’y a pas de séparation entre la religion et l’État mais plutôt une mise sous tutelle de la religion par l’État ; chacun reste cependant libre de ses croyances.

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Kurdistan

Région d'Asie occidentale ainsi désignée car majoritairement peuplée par le peuple kurde, cette région s'étend au sud-est de la Turquie, au nord-est de l'Irak, au nord-ouest de l'Iran et sur deux petites régions au nord-est et au nord-ouest de la Syrie.
Selon les autorités, il y aurait environ 12 millions de kurdes au Kurdistan de Turquie (évidemment, l'expression utilisée pour cette région par les politiciens et les médias est "Sud-Est" de la Turquie, le mot kurde étant interdit). Mais ce chiffre constitue une hypothèse basse, les autorités cherchant à minimiser la population turque. Les kurdes de Turquie constituent la moitié des kurdes du Moyen-Orient, soit 15 à 20 millions d'individus, à comparer à 4 ou 5 millions de kurdes du Kurdistan d'Irak.
Depuis le début du siècle, le Kurdistan est une zone de conflit intense impliquant les différents pays limitrophes.

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Japon

À long terme, la surpopulation des zones habitables et le vieillissement de la population sont deux problèmes majeurs. L’industrie, secteur dominant de l’économie, est très dépendante des importations de matières premières et d’énergie. Dans les années 1990 la croissance a été nettement plus faible, essentiellement à cause de surinvestissements à la fin des années 1980, et d’une politique économique d’austérité destinée à purger les excès antérieurs des marchés boursiers et immobiliers. Les efforts du gouvernement pour relancer la croissance ont eu peu de succès. La signature d’accords avec l’organisation mondiale du commerce força le Japon a réduire ses subventions aux agriculteurs, ouvrant la voie aux riz américains ou vietnamiens (le riz constitue la base alimentaire des repas des Japonais). La crise économique asiatique de 1997 a eu pour effet d'accentuer cette situation économique tendue.
Depuis fin 2002, un mouvement de reprise s’est amorcé, tiré par le rapide développement du voisin chinois, et, plus récemment, par la demande intérieure (consommation des ménages, chômage en baisse...) et l’assainissement du secteur bancaire. Ceci s'est confirmé début 2006, quand le Japon a pu officiellement annoncer avoir vaincu la déflation persistante depuis le début des années 2000.

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Mongolie

Pays au territoire immense, la Mongolie ne possède que très peu de terre arables, le pays étant couvert de steppes arides avec des zones montagneuses au nord et à l’ouest et le désert de Gobi au sud. Près de 30% des Mongoles sont nomades ou semi-nomades.
La religion principale est le bouddhisme tibétain et la majorité des citoyens (80%) sont d’origine mongole. Il existe néanmoins des minorités kazakhes et touvans surtout à l’ouest.
Près d’un tiers des habitants vivent dans la capitale. La population est en effet de plus en plus urbanisée, près de la moitié vivant dans la capitale et les centres provinciaux. La vie semi-nomade reste prédominante dans les campagnes où les familles vivent dans des villages durant le rude hiver et dans des gers durant l’été. Les deux tiers de la population ont moins de 30 ans.
1er producteur mondial de cachemire, les autres ressources naturelles de la Mongolie sont les minéraux, ainsi que les pierres précieuses et semi-précieuses, dont de l’or. Le pays est donc très dépendant des variations des cours mondiaux. Malgré la pratique de l'élevage et la culture du blé, la Mongolie ne peut pas subvenir à ses besoins alimentaires.
Le taux de chômage est très élevé en ville, bien que le niveau de vie y soit plus élevé que dans les zones rurales.

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